PEPS entre dans une phase décisive : après plusieurs années d’expérimentation, la question de son inscription dans le droit commun est désormais posée.
Lancée dans le cadre de l’Article 51, l’expérimentation PEPS explore une évolution majeure du financement de la médecine de premier recours : remplacer le paiement à l’acte par un paiement à la capitation, dans des centres de santé et des maisons de santé pluriprofessionnelles.
L’enjeu dépasse le seul mode de rémunération. Il s’agit de donner davantage de marges de manœuvre aux équipes pour organiser les soins, développer la prévention, renforcer le suivi des patients et faire évoluer les pratiques professionnelles.
Les résultats observés sont encourageants : renforcement de l’exercice coordonné, développement des délégations de tâches, dynamique accrue de prévention et amélioration de la capacité des structures à accueillir de nouveaux patients. Et cela sans sélection des patientèles ni éviction des patients les plus complexes, avec une forte adhésion des professionnels participants.
Le Conseil stratégique de l’innovation en santé vient d’être saisi afin de se prononcer sur l’opportunité de généraliser PEPS.
Cette étape pourrait ainsi faire passer PEPS du statut d’expérimentation à celui d’une réforme susceptible de faire évoluer durablement le financement et l’organisation des soins primaires.